Attestation de reconnaissance

Mes anges, mes tendres, mes doux,

Vous qui à mes yeux êtes tout,

Vous êtes l’amour et la candeur,

Vous êtes ma chair, mon âme, mon coeur,

La vie c’est aimer à en perdre la raison,

Et avec vous chaque jour est éxaltation,

De vous voir ainsi rire aux éclats,

M’inonde d’une indescriptible joie,

Aujourd’hui, je fais le serment de savourer chaque instant,

Passé en votre chaleureuse compagnie, mes enfants,

Que si nécessaire la vie me gifle si je déroge,

Mais sachez que de vous jamais je ne tarirai d’éloges.

A Enzo et Orlane.

Elle n’est pas moi

Je t’ai vu tant de fois dans mes rêves

dans ces nuits voilées à l’ambiance suave

tu étais là, ton corps, tes gestes illuminées

toujours au centre de mon firmament constellé

je n’ai jamais voulu ce qui est arrivé

tu m’es apparu tel un ange

tes invraisemblables ailes s’ouvraient

entre le sol et les airs ondulaient

tes bras pudiques semblaient m’entourer

je n’ai jamais voulu ce qui t’est arrivé

je te voyais là tel un être idéal

tel un chevalier sur son superbe cheval

à la conquête de mes sombres terres

où règne une âcre et lourde atmosphère

je n’ai jamais voulu ce qui est arrivé

je redoute chaque jour le réveil

oh bel homme allongé sous cette pierre

j’attends, j’attends l’éternel sommeil

pour m’abstraire de cet inextricable enfer

je n’ai voulu ce qui t’est arrivé

pardonne-moi ce que je ne me suis jamais pardonné.

orlane

c’est le second jeudi d’octobre

un jeudi des plus sobre

la route a été longue

l’attente l’a été aussi

les obstacles en nombre

parsemée d’ennuis

arrive le jour de ta naissance

se présente enfin la délivrance

après tant d’efforts

tant de désillusions

voir ton petit corps

inerte sans raison

nous inonde de chagrin

si dur fut le chemin

mais tu t’es battu

nous avons tant pleuré

nous t’avons attendu

je t’ai tant espéré

c’est ton premier combat

c’est ta première victoire

tu es à l’aube de ta vie

je suis si fière de toi

voici un hommage à ta gloire

mon petit être chéri.

Voeux estivaux

 

Allongée à même le sol, en ces soirées d’aout

Je regardais périr les étoiles

Pensant qu’elles dissiperaient mes doutes

 

Elles étaient si brillantes

Scintillantes, ravissantes

Moi je n’étais que l’ombre

Face à l’étincelant sombre

 

J’observais ces douces nuits d’aérolithes mourants constellées

Ces bijoux splendides qui en ce spectacle se dévoilent

Laissant mes songes, mes voeux s’éteindre comme à l’accoutumé

 

Sachant que ce n’était que désillusion

J’étais là, année après année

Il me fallait à tout prix espérer

Pour éviter les pièges de l’aliénation.

Des Réponses

 

Errant sur le chemin de l’enfance

Les semelles ourlées de pluie

Je jetais au vent mes pensées, mes peines

Je cherchais des réponses

 

Je tentais de comprendre qui

Était responsable de mon mal être

J’étais alors victime de mon innocence

Pourquoi les adultes se crachent cette haine

Qui au final écume mon visage

Je songeais, mais peut être

Étais-ce moi le souci à leurs yeux

Je cherchais des réponses

 

J’étais en tous points une enfant sage

Tout n’était qu’insuffisance pour eux

Ils se déchiraient inlassablement

Alors mon coeur se disloquait

Éternel et douloureux châtiment

Sur mes joues fraiches, des larmes perlaient

Je cherchais des réponses

 

J’imaginais une vie empreinte de romance

Les yeux embués tout comme mon esprit

Je vagabondais à en perdre haleine

Je cherchais des réponses.

Un adieu trop hâtif

J’avais besoin d’adopter

Un petit être lésé par la vie

Qui me tiendrait compagnie

Nous t’avions alors rencontré

Tu nous paraissais si frêle

Tu nous semblais affamé

Telle une pauvre hirondelle

Que l’on aurait privé d’été

Tu étais espiègle et taquin

Tes mirettes de malice emplies

Nous avions craqué sur toi

Nous déjeunions ensemble

A l’aube, chaque matin

Te voilà parti

Et moi, et moi

Je demeure inconsolable

Nous qui te pensions invincible

Tu étais victime de nuisibles

Plus jamais ensemble

C’était là le destin

Tu représentais tellement

Pour nous et nos enfants

Si dure était ta fin

Pour toujours gravés dans nos mémoires

Resterons ces si heureux instants

Malgré tant de déboires

A toi on pensera tant

Je narrerai tes exploits

Telles de précieuses fables

Je n’aimerai d’autre chat

Comme toi mon Rocco

Si câlin, si formidable

Et si insolite tu étais

Tu mérites bien ces quelques mots.



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